Lieu (commune, département)

Annelles (08)

Surface (en ha)

300ha en bio

Nombre de personnes

3,5 UTH (1 chef d'exploitation et des salarié·es)

Cheptel

250 brebis

Label
  • Agriculture Biologique
Commercialisation

Mélange de ration pour élevage laitier/Coopérative/Boulangeries

Répartition
Thématiques
Rapport.s
Viabilité

Chiffre d’affaire ~500 000€

Vivabilité

Répartition des tâches 1 UTH sur la prestation, 1 UTH aux champs, 1 UTH réparti entre les moutons et les champs et 0,5 UTH administratif

Congés 3 semaines en 2024

Parcours à l'installation

Armel a grandi sur la ferme, la 3ème ferme du département des Ardennes à être passée en bio. Après une première courte carrière en tant qu’ingénieur dans le secteur automobile, il suit un BPREA en 2015 et revient s’installer sur la ferme familiale. A son arrivée, il décide de convertir l’intégralité de la ferme en bio, en prenant conseil dans des livres ou lors de rencontres. En 2021, il décide d’intégrer des moutons à sa ferme pour assurer de la cohérence dans les interactions entre les êtres vivants dans son système.

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Bio en Grand Est

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Diversifier les circuits de vente en céréale et la prestation de service

Armel a construit un système qui engrange des revenus via de nombreuses sources, assurant ainsi la pérennité de la ferme.

Son assolement lui assure plusieurs débouchés. Il prépare des mélanges de céréales dédiés à des éleveurs laitiers bio, commercialisés via une coopérative bio. Cela représente la moitié de la vente de ses céréales. Il vend toujours aux mêmes éleveurs, à un prix moyen fixe qui compense les mauvaises années. Cela lui permet de sécuriser le débouché et de fournir des aliments qui correspondent au mieux aux besoins des éleveurs.

L’autre moitié des céréales part dans la meunerie dont il est le co-dirigeant avec son cousin. Ils ont fait construire dans la commune voisine un moulin à meule de pierre qui permet de produire environ 400kg de farine de blé par heure. Cet outil est à disposition d’autres paysans sous forme de prestation. Grand amateur de pain au levain, Armel a choisi de vendre sa farine par sacs de 25kg à une douzaine de boulangeries de la région pour produire du pain bio.

Armel a installé des stations de triage et de séchage sur la ferme, qui lui permettent de proposer des prestations de service pour les céréales. Il sèche également du chanvre bio pour un groupement de paysans locaux.

Enfin, il utilise environ 20 ha de seigle pour l’ensilage et la vente à un méthaniseur. Cette culture laisse une bonne structure de sol et permet d’amorcer le plus tôt possible la rotation d’engrais vert nécessaire en bio.  

Cultiver un système en bio qui s’auto-alimente

Le père d’Armel avait commencé la conversion, et Armel a toujours voulu passer l’entièreté de la ferme en bio.

Pour Armel, « Dans une ferme bio, pour gérer la fertilité de son sol, […] on ne peut pas faire sans élevage ». C’est pour cette raison qu’il a développé un atelier ovin. Dans sa rotation bio, ils lui permettent de passer 1/7ème de sa surface en prairie temporaire pendant 2 à 3 ans pour regagner en fertilité. Ils l’aident aussi à affaiblir les intercultures en les piétinant et les broutant, et donc à limiter les passages de tracteurs pour la destruction.

Son troupeau n’est pas assez important pour fertiliser tous ses champs , seuls 50 des 300 ha de la ferme peuvent être amendés avec les moutons. Pour le reste, il doit encore avoir recours à des fientes de poules et du digestat de méthaniseur de fermes voisines. Il envisage d’augmenter le cheptel pour développer son autonomie.

Elever des moutons, un nouveau métier.

Armel a un troupeau constitué de races rustiques, principalement des Charmoises et des Blanches du Massif Central (BMC), qui agnellent seules. Il n’a donc pas eu besoin d’investir dans des bâtiments nouveaux : il utilise seulement les cases à grain pour la période de l’agnelage, afin de mettre les mères et leurs agneaux à l’abri. Il a fait le choix de se séparer des BMC car cette race n’était pas adaptée avec son système : leur prolificité (3 agneaux/mère) avait pour conséquence des agnelages difficiles, un manque de lait…

En revanche, il a investi dans un dispositif australien de pose de clôtures avec un Quad, qui lui permet de déplacer rapidement ses moutons et d’adopter un système proche du pâturage tournant dynamique.

L’ajout d’un atelier d’élevage est souvent une activité chronophage pour les paysan·nes, mais Armel préfère voir cela comme une contrainte naturelle à accepter, et ne déplore pas cette augmentation de la charge de travail. La surveillance du troupeau lui prend entre 10 minutes et 1 heure par jour, avec une vigilance renforcée en période d’agnelage. Il envisage d’ailleurs la plupart de ses activités comme des contraintes à accepter, en n’automatisant que les tâches qui peuvent le blesser physiquement.

Enfin, il vend ses agneaux à une coopérative qui l’a accompagné techniquement et économiquement lors de l’intégration du troupeau de moutons à la ferme.

Frise d’acquisition du savoir-faire
1990
Début de la conversion en bio par le père d'Armel
2015
Obtention d'un BPREA
2021
Début de l'atelier d'élevage de moutons
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