Carte d’identité
Lieu (commune, département)

Tavel

Surface (en ha)

16

Label
  • Agriculture Biologique
Commercialisation

Vigneron indépendant en vin nature

Thématiques
Rapport.s
Avec le soutien opérationnel de…

Projet TR’OCC

Contactez votre structure d’accompagnement local
ARDEAR Occitanie
Fanny THUAULT

Mas Saporta
bât B
34 875 Lattes

fanny.thuault@jeminstallepaysan.org

www.agriculturepaysanne.org/ARDEAR-Occitanie

Contactez votre structure d’accompagnement local
ADDEARG
Jocelyn Michard

6 bis rue des Gardons
30350 Maruéjols-lès-Gardon
France

04 66 25 20 19

addearg@wanadoo.fr

www.agriculturepaysanne.org/gard

Éric et le domaine de l’Anglore

Initialement Éric est apiculteur. Il a bien quelques vignes, mais plutôt pour s’assurer un revenu complémentaire. Quand il quitte la cave coopérative à laquelle il livrait se pose la question de la pluri-activité. En effet, les calendriers d’apiculture et de vigneron se superposent et créent des pics de travail difficilement soutenables. Coup du sort, en 2002 les inondations détruise son rucher et pousse définitivement Éric à se tourner vers la viticulture et la vinification en vin nature.

Il découvre alors un métier, un mode de vie particulier : * « On se sentait un peu une vie de Marin » *. Pendant une quinzaine d’années, il agrandi l’exploitation pour atteindre les 16 hectares de vignes. Il y travaille alors, appuyé par son épouse qui travaillait aussi dans un centre pour enfants, qu’elle fini par quitter pour travailler sur l’exploitation.

La fragilité du système, un point d’entrée dans le processus de transmission

Courant 2014, Éric échange avec un conseiller d’une banque avec qui il a un excellent relationnel. Ce dernier lui explique qu’en l’état, s’il lui arrivait un accident, du fait du montage juridique, l’outil de production risquait d’être mise sous tutelle. Cela fait planer le risque de mettre Marie, son épouse, et ses enfants sur la touche. Cette prise de conscience pousse Éric et Marie à repenser les statuts du domaine.

Cette refonte des statuts a donc été une occasion de faire un état des lieux de l’outil de production. Dans le même temps, ses deux enfants reviennent travailler sur l’exploitation et manifestent leur envie de reprendre l’activité, la question de la transmission émerge alors : mais comment transmettre un outil de production qui avoisine les 650 000 € ?  

Anticiper pour des décisions éclairées

La question de la transmission émerge quand Éric approche des 55 ans. Cette temporalité a permis aux Pfifferling de construire un véritable projet de transmission. Chose qu’ils formulent clairement :

« De 2018 à 2022, on s’est donné le temps de comprendre les mécanismes de la transmission. Et cette fois, comme à chaque fois qu’on s’est accordé du temps de réflexion, ça nous a été bénéfique »

Cette réflexion s’est déroulée comme un véritable parcours, marquée par plusieurs étapes. Dans un premier temps, le parcours s’est fait en compagnie du conseiller bancaire donc Éric était proche. Ensemble, ils répertorient , font l’inventaire du matériel, des bâtiments et déterminent la valeur de l’outil de production, des éléments nécessaires pour entamer les démarches auprès du notaire. Avec le notaire, d’autres réflexions se dessinent. En effet, jusqu’ici la construction du projet de transmission s’était organisée autour d’une vente de la structure. Or, face au notaire, les Pfifferling se rendent compte que le projet actuel force leurs enfants à s’endetter pour reprendre. Éric et Marie précisent alors leur projet de transmission. Avec un centre de gestion comptable, ils défrichent les possibilités, les modalités et réorganisent administrativement le domaine en vue d’établir un pacte Dutreil. Ils identifient plusieurs dispositifs qui permettent de réduire le coût de reprise pour leurs enfants et faciliter la reprise. En même temps, la SAFER les aide à trouver un nouveau lieu, pour installer la cave. Finalement, une fois tout le projet construit, ils réalisent les actes chez le notaire et lancent concrètement la transmission.

« Après, la concrétisation, vu qu’on avait tout préparé et réfléchi en amont, c’était une locomotive qui était lancée sur des rails. »

En parallèle des modalités administrative, fiscales et juridiques, le projet prend forme aussi par la transmission des pratiques. Les deux fils d’Éric et Marie se forment à la gestion, apprennent à vinifier, à cultiver les vignes. Cette formation se déroule sur le long cours, Thibault et Joris, les deux enfants, travaillant sur la ferme comme salariés et se formant en comptabilité. Aujourd’hui, Thibault et Joris sont devenus chefs d’exploitations et Éric est passé salarié sur l’exploitation. Il devrait prendre sa retraite en 2026.

Que retenir ?

Ce parcours souligne deux éléments mobilisables lors parcours de transmission. Le premier point est celui de l’importance de l’anticipation. En commençant à penser à leur transmission largement en amont de la prise de la retraite, Éric et Marie ont pu faire émerger un véritable projet et identifier les dispositifs adaptés à celui-ci, ce qui a rendu leur transmission confortable. Le deuxième point, c’est le recours à plusieurs structures pour accompagner la transmission. Dans ce parcours, la mobilisation d’acteurs de l’accompagnement a permis de questionner les objectifs, les moyens mis en place et de dénouer certaines difficultés.

Frise d’acquisition du savoir-faire
2014
Prise de conscience de la fragilité du système : restructuration du domaine
2017
Retour des deux frères et manifestation de la volonté de reprendre
2018
Début de la construction du projet de transmission
Echanges avec le conseiller, le notaire, le centre de gestion et la Safer
2022
Reprise de l'exploitation par les deux frères
2026
Départ à la retraite d'Éric

Conservez ce savoir-faire proche de vous…

Je m’inscris ou je me connecte…

Retrouvez l’ensemble des savoir-faire…

Je m’inscris ou je me connecte…

Inscrivez-vous / connectez-vous pour découvrir les coordonnées, les fiches pdf et notre catalogue complet de savoir-faire…

Entrez en contact avec des paysans désireux de partager leur savoir-faire avec vous !

Je m’inscris
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *