Carte d’identité
Lieu (commune, département)
Durfort-Lacapelette, Tarn-et-Garonne
Surface (en ha)
100 ha
Nombre de personnes
2 gérants + 5-6 saisonniers
Cheptel
30 brebis, 90 cochons
Label
- Agriculture Biologique
- AOP
Commercialisation
Magasins de producteurs ,épiceries, Bioccop
AMAP
Comités d’entreprises
(Bientôt vente directe)
Répartition
Rapport.s
Viabilité
Salaire L’équivalent d’un SMIC par personne
Salariés : 2 gérants + 5-6 saisonniers
Vivabilité
Alternance des astreintes d’élevage le dimanche
Novembre à avril : période peu chargée (tailles, administratifs, transformation)
Vacances : 2 à 3 semaines / an pour Léandre
Transmission / association
Le père de Léandre est agriculteur dans leur ferme familiale. Après avoir arrêté l’élevage des vaches laitières en 2007, il a continué la culture des vignes et de ses terres céréalières en complétant avec un salariat à mi-temps dans la ferme voisine des Morriquet. Lorsque son fils s’est décidé à s’installer en reprenant celle des voisins, il se sont associés en EARL. En plus des activités sur la ferme des agriculteurs partis à la retraite, ils cultivent les vignes, les céréales et l’ancien bâtiment des vaches est utilisé pour le nouveau troupeau d’ovins. Par ailleurs, Léandre est en bon terme avec Claudette et Patrick désormais retraités, vivant sur place. Ils se rendent des coups de mains et Patrick continue à visiter fréquemment la ferme.
Galerie
ADEAR 82
Aurélia LECLERC
16 Rue Jacques Cartier
82000 Montauban
France
0634042505
adear82.al@jeminstallepaysan.org
ARDEAR Occitanie
Fanny THUAULT
Mas Saporta
bât B
34 875 Lattes
fanny.thuault@jeminstallepaysan.org
Ouverte aux visites
La ferme est ouverte aux visites :Visite libre, Visite établissement scolaire, Visite collective
Programmer une visiteLa reprise d’une ferme diversifiée comporte des avantages
Pendant ses études en BTS « équipement agricole » qui ne lui conviennent pas, Léandre envisage de s’installer en tant qu’agriculteur. En 2018, il a pu réaliser un stage d’un an dans une ferme qui allait bientôt être transmise. Léandre connaissait le couple d’agriculteurs depuis son enfance, son père agriculteur y travaillait en saison hivernale et leur louait des terres. Ce stage rémunéré lui a permis de découvrir les points forts et les faiblesses du système d’exploitation, de définir précisément son projet et d’établir un tuilage avec eux pour sa future installation. Le couple des Morriquet avait une ferme diversifiée en Agriculture Biologique, polyculture-élevage de vaches laitières et arboriculture (vignes et prunes). Une dizaine d’année auparavant, la fièvre catarrhale ovine ayant touché le cheptel, avait grandement déstabilisé la production et diminué les revenus de l’exploitation. L’ajout d’un élevage porcin ainsi que deux conversions en Bio entre 2012 et 2014 des vergers et de la production laitière ont amélioré la situation financière de la ferme, en diversifiant et valorisant les productions. Dans cette diversité de production, Léandre a progressivement identifié qu’il voulait développer l’élevage de cochons : l’atelier était en marche et le système de commercialisation aussi. Il y avait des terres pour cultiver leur alimentation et de la place dans le bâtiment pour agrandir le cheptel. A son installation, il a perpétué la culture de méteil déjà existante. Léandre a aussi souhaité en parallèle reprendre le verger malgré certaines contraintes matérielles : il était productif mais le système d’irrigation devait être réparé et il manquait des filets paragrêles. Le troupeau de vache n’ayant pas de repreneur a dû être vendu lors du départ à la retraite, ce qui a été difficile à accepter pour les cédants.
L’association avec son père : répartir la charge de travail et réorganiser la structure de la ferme
Léandre souhaitait s’installer seul initialement. Mais afin d’accéder aux financements, la banque l’incite à s’associer pour partager la charge de travail que représente l’élevage et la culture de vergers. Son père était déjà agriculteur. Il produit du raisin en conventionnel et travaille sur l’exploitation des Morriquet depuis plusieurs années en plus de son activité principale. S’installer avec son père a permis à Léandre de répartir les astreintes quotidiennes de l’élevage. Cela a permis aussi de pérenniser l’emploi du père qui travaillait sur la ferme transmise. La nouvelle activité s’est donc dessinée ainsi : Léandre a acheté la quasi-totalité des terres des cédants (vergers, terres à céréales et prairies), quelques baux de fermage de prairies avec les voisins ont perduré et d’autres ont été résiliés pour s’adapter aux besoins du nouveau système d’exploitation. Encore aujourd’hui, ils résilient certains baux qui ne leurs conviennent plus. La nouvelle ferme comporte le foncier récupéré et les terres avec les vignes du père. Léandre a fait aussi évoluer le système de main d’œuvre. Les deux mi-temps salariés de la ferme des Morriquet ont été supprimés, il n’y a plus que deux gérants et des saisonniers aux besoins. Les cochons se trouvent dans le bâtiment mis en location par les Morriquet où cohabitaient bovins et porcins auparavant. Les ovins se trouvent dans le bâtiment du père, sur la ferme familiale, où le nouveau bâtiment de transformation est en cours de construction.
Réorientation de la ferme face aux difficultés
A l’installation, l’arboriculture a permis une entrée d’argent directe, d’autant plus que le système de commercialisation était déjà en place pour toutes les productions. Mais au bout de 4 saisons, la culture de raisins de table s’avère être particulièrement compliquée entre les aléas climatiques de plus en plus intenses et la conversion en bio. Les vignes qui étaient initialement au père ont été convertie mais ont été fortement fragilisées, jusqu’à dépérir pour certaines se résumant à une perte significative du rendement. La reprise des vignes déjà convertie en AB par les Morriquet a donc constitué un atout payant pour Léandre et son père.
Le départ à la retraite de son père dans 3 ans va redéfinir les activités de la ferme. Étant donnés les aléas climatiques et considérant qu’elle requiert trop de temps par rapport au reste, il souhaite arrêter la culture de vigne. Il préfère se concentrer sur deux activités rentables : l’élevage de porc et d’agneau et la prune. Il attend la fin de la construction son atelier de transformation de viande, avec lequel il pourra notamment fournir des prestations de services aux collègues éleveurs.
Frise d’acquisition du savoir-faire
2017
BTS équipement agricole
sept. à Août 2018
Stage à la ferme en alterance avec le BTS
Août à déc. 2018
Préparation du projet d'installtion + travaux agricoles/ départ à la retraite du couple
2019
Achat du cheptel de brebis et de porcs
2020
Conversion en AB des vignes du père
2020
Dépôt du projet de construction du bâtiment d'élevage / transformation
2021
Plantation 1,5 ha vignes
2025
Finalisation du bâtiment
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