Carte d’identité
Lieu (commune, département)
Val-d'Auzon
Surface (en ha)
130ha
Nombre de personnes
4,5 ETP à l'année + 2 ETP en saison
Cheptel
200 brebis
Label
- Agriculture Biologique
Commercialisation
Boulangeries, particuliers, PMS, coopérative pour les agneaux
Répartition
Rapport.s
Vivabilité
Répartition des tâches 4,5 UTH et chaque salarié est responsable de son poste
Horaires 40h/semaine pour les salariés et 60h/semaine pour le gérant
Congés Réglementaires pour les salariés
Parcours à l'installation
Fabien a pensé très tôt à s’installer sur la ferme familiale. Afin de suivre ce projet, il a suivi un BTS ACSE et un BTS en production végétale. Ces diplômes lui ont permis de découvrir des cultures rares dans sa région d’origine, comme le cassis. Après l’obtention des deux diplômes et un stage de 6 mois chez un paysan boulanger, il s’est installé en 2004, à 24 ans.
Pendant une dizaine d’année, Fabien mène son exploitation en conventionnel. Puis, en 2015, il décide de s’associer pour monter une meunerie et transformer lui-même ses céréales. En s’informant sur la meunerie auprès de paysans voisins, il réalise que la bio pourrait permettre de mieux valoriser sa farine. En effet, il perçoit le label AB comme un moyen de démarquer ses produits et justifier ses prix. En 2017, il s’associe avec un ancien collègue et passe ses cultures en bio.
Pour gagner en autonomie en fertilisation, il intègre en 2021 un troupeau de moutons à la ferme. Cette même année, son associé sort du GAEC. Fabien valorise le plus possible ses moutons, et a su diversifier les débouchés pour ses produits.
Galerie
Avec le soutien opérationnel de…
Bio en Grand Est
Ouverte aux visites
La ferme est ouverte aux visites :Visite établissement scolaire, Visite collective
Programmer une visiteDiversifier ses produits pour assurer ses revenus
Fabien a une production très diversifiée, ce qui lui permet de compenser les déconvenues économiques des mauvaises années.
Le premier atelier que Fabien a voulu ajouter à la ferme, c’est son champ de cassis. Fabien a suivi ses BTS en Saône-et-Loire, dans une région de producteurs de bourgeons de cassis. En Bourgogne, cette filière est bien implantée : les producteurs partagent le matériel spécifique pour les cassis et peuvent vendre leurs fruits aux liquoristes de Dijon. Dans l’Aube, cette production est plus rare et Fabien valorise donc ce qui peut être vendu à distance et avec moins de matériel spécifique : les bourgeons pour des parfumeries grassoises et les feuilles pour des compositions florales.
Fabien a ensuite ajouté une meunerie à sa ferme. Le choix de la fabrication du moulin a été fait pour augmenter l’autonomie économique de la ferme face à la volatilité des cours mondiaux du blé. Ayant passé une dizaine d’années à étudier les marchés mondiaux du blé, Fabien est arrivé à la conclusion que transformer soi-même les céréales en farine était une bonne solution pour contrôler le prix de vente. Sans formation préalable sur la meunerie, il fait construire un moulin à meule de pierre et se lance dans cette activité en 2015. Depuis, il produit de la farine de blé, seigle, petit épeautre, sarrasin et lentilles. Il vend ses farines à des boulangeries partenaires, à Paris et dans l’Aube. Pour mieux valoriser et rendre identifiables ses farines à travers un label, Fabien a passé ses grandes cultures en bio à la même époque. Ces décisions font qu’il se sent plus autonome aujourd’hui.
Intégrer un troupeau de mouton pour créer un système qui s’autoalimente
Des surfaces de prairies et de légumineuses sont intégrées dans la rotation à leur passage en bio entre 2015 et 2017, notamment pour la fertilisation azotée. Ils vendent alors ce fourrage à des éleveurs voisins. Très rapidement, les deux associés ont trouvé absurde l’idée de vendre la matière organique issue de leurs sols, pour la faire partir sur d’autres fermes. En discutant avec leurs voisins, leur est venue l’idée d’intégrer un troupeau de moutons à la ferme. Fabien veut mettre en place un système à long-terme avec les moutons : là où l’apport en fertilisant organique se fait souvent en important des fientes de poules belges ou néerlandaises, Fabien peut compter sur son troupeau pour effectuer ce travail.
Fabien souhaitait éviter des grosses dépenses d’énergie liées à ce nouvel atelier. Pour cela, il a fait le choix de ne pas construire de nouveau bâtiment et d’acheter des Est à laine Mérinos, une espèce assez rustique qui peut chercher l’herbe en toutes saisons et produit de la laine de qualité. Pour valoriser tous ses champs, Fabien fait paître ses moutons sur des prairies temporaires de mars à octobre/novembre, puis sur ses couverts d’interculture pendant le reste de l’automne et l’hiver. Depuis l’intégration du troupeau à la ferme, les rotations incluent 5 ans de prairie temporaire, et la part de prairies a augmenté dans l’assolement, passant d’environ 20% à 50%, ce qui montre l’importance des moutons sur la ferme et les réflexions sur la création d’un système cohérent.
Fabien vend ses agneaux en filière longue. Conscient de la difficulté du métier de boucher, il a préféré utiliser ce circuit de commercialisation plus sûr pour des produits qu’il ne sait pas transformer. Il valorise aussi ses moutons en vendant en direct la laine brute à un prestataire qui la transforme sous forme de couettes et d’oreillers.
Frise d’acquisition du savoir-faire
2004
Installation sur la ferme du père en grande culture et ajout des cassis
2015
Début de la meunerie et passage en bio
2017
Association
2021
Intégration du troupeau de moutons et fin de l'association
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