Carte d’identité
Lieu (commune, département)
Saint Antonin Noble Val (82)
Surface (en ha)
293 ha (bois, landes, prairies)
Nombre de personnes
3 UTH + stagiaires et woofeurs ponctuels
Cheptel
250 brebis + 20 cochons + 18 vaches
Label
- Agriculture Biologique
Commercialisation
Vente sur 3 marchés hebdomadaires
Répartition
Rapport.s
Viabilité
CA : 80 000 et 90 000€
environ 80 000 € d’aide PAC (2024)
Vivabilité
Horaires : Temps de travail non comptabilisé. Grande amplitude horaire pour les soins des animaux. Période estivale plus calme avec pause dans l’après-midi.
Congés : 1 semaine/an + jours ponctuels
Parcours à l'installation
Pascal Picili a hérité de la ferme familiale acheté par un grand-père parisien et qui avait été peu investie par celui-ci à la fin de sa vie. Il s’installe en 1984 en brebis de race Causse du Lot pour la production de viande. Il est rejoint en 1995 par sa femme Florence en tant qu’aide familiale car en parallèle, elle ouvre un restaurant bio approvisionné par la viande d’agneau de la ferme. Elle devient conjointe collaboratrice dans les années 2008 quand le restaurant ferme. Ils sont labellisés en bio et ils vendent leur production à la pièce sur des marchés hebdomadaires. Marie leur fille est passionnée par l’élevage. Elle fait un bac agricole, plus un certificat de spécialisation ovin dans le but de reprendre la ferme. Elle est rejointe par Ben son compagnon en 2025. De formation charcutier, il fait son BPREA à distance en 2024.
ADEAR 82
Aurélia LECLERC
16 Rue Jacques Cartier
82000 Montauban
France
0634042505
adear82.al@jeminstallepaysan.org
ARDEAR Occitanie
Fanny THUAULT
Mas Saporta
bât B
34 875 Lattes
fanny.thuault@jeminstallepaysan.org
Ouverte aux visites
La ferme est ouverte aux visites :Visite libre, Visite établissement scolaire, Visite collective
Programmer une visiteUne structuration de l’activité pour faciliter la transmission
En 2020, dans le but d’installer leur fille et préparer leur retraite, Florence et Pascal créent un GAEC afin de structurer l’activité. Marie intègre donc la structure en 2021 en faisant un emprunt pour racheter ses parts sociales. La comptabilité, Pascal et Florence n’aiment pas trop ça, donc quand Marie arrive dans le GAEC, elle essaie d’y voir un peu plus clair sur comment la ferme fonctionne et voir comment optimiser les charges.
Le GAEC investi alors dans un labo de transformation. Jusque-là, les Picilli allaient à l’atelier de découpe de Beauvais-sur-Tescou puis Vaour, mais la SICA de Vaour ferme. N’ayant plus de lieu de transformation, la famille décide de créer un laboratoire sur la ferme. Ils arrivent à faire financer le projet à 40 % et l’investissement est intéressant pour mieux valoriser la viande. D’autre choix sont faits, comme investir dans du matériel pour faire les foins, lui aussi subventionné. Par ailleurs, Ben et Marie tentent d’optimiser les rations de céréales pour les porcs qui représentent une charge importante pour la ferme, tout en travaillant sur la qualité de la viande.
Une diversification de la production pour plus de résilience
Les Picilli aiment manger de la viande de qualité, et donc ils commencent à intégrer des porcs et des vaches dans le troupeau en 2013 pour leur consommation personnelle. Ils commercialisent petit à petit les différentes productions, la clientèle appréciant d’avoir le choix de différentes viandes sur l’étal.
Avoir plusieurs production permet en outre d’être plus résilient s’il y a un problème sur un des troupeaux. Il est plus facile de lisser les abattages sur l’année pour avoir toujours de la viande sur l’étal et pour toucher une clientèle plus large.
La transformation du porc en charcuterie prend petit à petit de plus en plus de place dans le chiffre d’affaires, notamment avec l’arrivée de Ben et ses compétences de charcutier et la création de l’atelier de transformation sur la ferme. La viande est ainsi mieux valorisée et les fermiers maîtrisent maintenant la chaîne de production jusqu’au bout.
La difficulté d’intégrer de nouveaux associés dans une structure familiale
Florence est partie à la retraite fin 2024, et Ben a racheté ses part du GAEC. Pascal doit lui aussi partir à la retraite, Marie et Ben cherchent donc un nouvel associé. Le couple se trouve ainsi devant la difficulté de trouver un associé malgré le fait que la ferme possède une activité établie toujours en développement. Ils sont ouverts à l’intégration d’autres ateliers de production, tout en ayant un besoin de main d’œuvre sur l’élevage.
Bien entendu, cela questionne sur les contraintes du métier et les astreintes liés à l’élevage, sur comment ouvrir une ferme familiale et trouver la configuration adéquate de la gestion du temps et de l’organisation avec la vie privée et sur le capital à avoir au départ pour s’installer avec eux.
A son installation, Marie a fait le choix d’investir pour avoir à sa disposition des outils de production fonctionnels. Pour un nouvel associé, l’achat de part sociale est donc conséquente, mais elle permet à une personne d’arriver et de profiter d’un cadre de travail et d’un outil de production fonctionnel.
Le temps de trouver un nouvel associé, c’est Marie qui a racheté les parts sociales de son père pour qu’il puisse partir tranquillement à la retraite. Par ailleurs, le couple fait le choix de salarier une personne sur un 20h/semaine pour se laisser le temps de trouver la personne qui sera prête à se lancer dans l’aventure avec eux.
Frise d’acquisition du savoir-faire
1984
Installation de Pascal
1995
Florence crée le restaurant et aide sur la ferme
2020
création du GAEC
2021
intégration de Marie dans le GAEC + construction de l’atelier de transformation sur la ferme
2025
départ à la retraite de Florence et Pascal et intégration de Ben au GAEC + recherche d’associé
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