Lieu (commune, département)

82390 Durfort-Lacapelette

Surface (en ha)

24,3 ha

Nombre de personnes

2,5

Label
  • Agriculture Biologique
Commercialisation

marché AB

livraisons

vente à la ferme

Plateforme Cagette

Répartition
Thématiques
Rapport.s
Viabilité

Chiffre d’affaires : Non renseigné

Nombre de personnes : 2 permanents, 1 aide familiale (la mère), des amis pour les récoltes, 1 prestataire pour la céréaliculture

Vivabilité

Période chargée : Août à Octobre (récoltes pommes et tris du blé), Novembre (semis), Février (taille des pommiers)

Période plus calme : Janvier, Avril et Mai

Temps de travail : 50 h/ semaine/ personne (jour de repos le dimanche)

Transmission / association

Joelle s’est installée en tant qu’exploitante principale, elle s’est passée de formations agricoles et a pu faire passer sa maitrise et son expérience familiale en équivalence. Ses parents possédaient une chambre froide, une salle de tri et du petit matériel. En s’installant, ils ont acheté une trieuse mécanique de fruits d’occasion et ont remplacé le four à pain qui n’était plus en bon état. Ils ont obtenu pour cela de l’aide pour l’achat de matériel en neuf via un dossier d’aide à l’installation progressive. Sa mère est encore propriétaire des terres et continue à aider à la ferme, notamment en faisant les livraisons aux clients habituels.

Galerie
Avec le soutien opérationnel de…

Projet TR’OCC

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ADEAR 82
Aurélia LECLERC

16 Rue Jacques Cartier
82000 Montauban
France

0634042505

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34 875 Lattes

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Une installation déconvenue et précipitée conduisant à une reprise familiale

Sur la ferme de ses parents, Chantal et son mari cultivaient depuis les années 80 des vignes, des pommiers puis plus tard des céréales pour façonner le pain à la ferme. Proche de la retraite, ils ont accueilli un couple qui souhaitait apprendre à être paysan boulanger. Mais le mari décède 3 mois après leur arrivée. Malgré tout, Chantal a continué à travailler avec ses apprentis et leur a transmis tout son savoir-faire pendant 4 ans. Ils souhaitaient s’installer progressivement, l’une a effectué un stage CEFI (Contrat Emploi Formation Installation), l’autre avait le statut de cotisant solidaire avec la moitié des terres en commodat. Mais Chantal ne souhaitait pas transmettre les terres en fermage à long terme, elle souhaitait les garder pour ses trois enfants. Le projet ne correspondait pas à celui des deux apprentis qui cherchaient un fermage longue durée, il n’y a finalement pas eu de solution satisfaisante pour les deux partis. La retraite se précisant et le souhait d’installation du couple d’apprentis se faisant pressant, il fallait acter des décisions. Joelle la fille de Chantal a pris la situation en main et a décidé de reprendre la ferme avec son mari Marc venant tous deux d’autres horizons professionnels. Elle avait toujours été attachée depuis petite à la ferme et était impliquée dans ses activités. Un an plus tard, les deux apprentis se sont installés ailleurs, repartant avec un riche savoir-faire.

Choisir de restructurer pour se concentrer sur la production de pain

En 2014, à leur installation, la mère prend sa retraite et le couple initie une restructuration de la ferme. L’activité est vite orientée vers une spécialisation de production de pain paysan : ils ont utilisé des subventions à l’installation pour acheter un nouveau four et rééquiper l’atelier de transformation ; peu d’investissements avaient été effectués les dernières années. Ils ont aussi arraché les vignes qui étaient en friche pour produire plus de céréales et libérer ainsi du temps de travail. Et quatre ans plus tard avec un emprunt, ils ont acheté 8 ha de terres s’ajoutant à leurs 15 ha : cela leur a permis d’augmenter leur production, nécessaire à l’équilibre économique de la ferme. Ils ne sont pas équipés entièrement pour cultiver les terres et font parfois appel à un voisin pour certains travaux de l’année. Ils souhaiteraient avoir plus de temps afin de tester de nouvelles céréales. Ils continuent de vendre sur le marché du Capitole de Toulouse, ils livrent et vendent à la ferme leurs pains, leurs pommes ainsi que d’autres produits transformés issus des fruits. Ils vendent aussi leurs produits grâce à la plateforme de vente « Cagette ».

Se spécialiser ou garder la diversité de ce qui existe ?

Bien que l’activité de paysan boulanger soit rémunératrice et plaisante, il est difficile pour eux d’aller vers cette spécialisation car la pommeraie de plus de 40 ans présente des caractéristiques intéressantes. Les 10 variétés de pommes rustiques et anciennes sont vendues depuis de nombreuses années à leurs clients, ce sont des produits d’exceptions dans le département. Les arbres ne sont pas irrigués ni traités. Ils cherchent à valoriser au mieux leur fruit : ils en vendent à croquer et transforment une partie en jus et vinaigre ainsi qu’en chaussons aux pommes. A la ferme, il y avait déjà une chambre froide, qui permet de stocker juste assez pour la production et ils ont acheté une calibreuse d’occasion. Par ailleurs, le verger accueille une large biodiversité. Joëlle a dès son installation mis en place une réserve de « Vie Sauvage » via l’organisme ASPAS sur les 20 ha de forêts environnantes.

« Ça sert mes convictions profondes. Mon projet sous-jacent c’est la protection de l’environnement et de la biodiversité autour de la ferme. »

Joelle est particulièrement attachée à cette diversité. Il est difficile pour elle d’engager des modifications et abandonner l’arboriculture. Marc a taillé et retiré certains arbres morts ou mal placés par rapport à la densité des rangées afin d’optimiser la production des arbres. Il est difficile de mener à la fois l’entretien des vergers, la culture de céréales, la transformation du pain quasi-quotidienne et la commercialisation. Les enjeux affectifs, les engagements environnementaux et la diversité de l’offre aux clients priment encore sur la charge de travail importante et la rentabilité relative de l’atelier d’arboriculture.

Notre objectif premier est de préserver la riche biodiversité existant autour de la ferme et d’augmenter la production de variétés locales résistantes (blé, arbres fruitiers) afin de produire de la nourriture de qualité pour la population locale.

Frise d’acquisition du savoir-faire
2010-2014
Première tentative d'installation de 2 porteurs de projet
2013
Retour de Joëlle en inter-saison pour aider
2014
Installation de Joëlle et Marc, départ à la retraite de Chantal, réserve ASPAS, achat gros matériel (four et trieur)
2017
Arrachage total de la vigne
2018
Achat de 8 ha de terres de céréales
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