Carte d’identité
Lieu (commune, département)

Lafrançaise, Tarn-et-Garonne

Surface (en ha)

47 ha

Nombre de personnes

2 temps pleins + 2,5 ETP saisonniers

Label
  • Agriculture Biologique
  • AOP
Commercialisation

Metteur sur le marché

Répartition
Thématiques
Rapport.s
Viabilité

Chiffre d’affaires 2023 195 000€

Salaire 1400-1600€ chacun

Nombre de personne 2 gérants + 2,5 ETP de saisonniers de mai à octobre + (1 permanent jusqu’en 2025)

Vivabilité

Avril à octobre : période très chargée, 8h / j, pendant les récoltes : 7j/7

Octobre à mars : période peu chargée, 5-6h / j avec week-end de repos

Depuis 2023, ils prennent une semaine de vacances.

Parcours à l'installation

Benoit a travaillé plusieurs années en tant que technicien de production de melons et ananas en Guadeloupe. Puis, après avoir travaillé ensemble dans leur propre entreprise de nettoyage de climatisation, le couple cherchait à s’installer à deux en agriculture, d’abord chez la famille de Benoit. Finalement ils rencontrent le GAEC de Xavier et Andrée, deux collègues et amis. Ils réalisent 1 an de salariat pour y voir leur activité et découvrir l’arboriculture. Tous satisfaits, la transmission officielle se fait en janvier 2018. Ils ont fait un emprunt afin d’acheter le matériel et les parts du GAEC et de la CUMA. Ils n’ont pas pu obtenir de DJA du fait de leur âge.

Transmission / association

Deux ans avant leur départ, Xavier et Andrée ont réfléchi à la transmission. Malgré la difficulté et l’attractivité réduite de ce travail, Andrée y croyait : « que va devenir la campagne, que va devenir le monde s’il n’y a plus d’agriculteurs ? ». Ils ont réalisé des travaux et mis à disposition la comptabilité des cinq dernières années. Leur ferme arboricole était ouverte à des projets de maraichage et d’élevage. Après quatre visites ils ont rencontré le couple. Xavier est encore propriétaire de ses terres du GAEC et vit encore dans sa maison sur place. La fille d’Andrée est devenue propriétaire des terres et de la deuxième maison du GAEC.

Galerie
Avec le soutien opérationnel de…

Projet TR’OCC

Contactez votre structure d’accompagnement local
ARDEAR Occitanie
Fanny THUAULT

Mas Saporta
bât B
34 875 Lattes

fanny.thuault@jeminstallepaysan.org

www.agriculturepaysanne.org/ARDEAR-Occitanie

Ouverte aux visites

La ferme est ouverte aux visites :Visite libre, Visite établissement scolaire, Visite collective

Programmer une visite
Ouverte aux stages

La ferme est ouverte aux stages :Stage de découverte, Stage non rémunéré

Postuler à un stage

Une expérience salariée pour découvrir le monde de l’arboriculture et de la Bio

Benoit et Vanessa sont rentrés en contact avec la ferme grâce à une amie qui travaillait dans le circuit de commercialisation de Xavier et Andrée. Voulant travailler ensemble, ils n’avaient pas encore défini un projet d’installation précis. La première visite a été très satisfaisante, tout était organisé, l’outil était en marche. Benoit a effectué un an de salariat au GAEC pour découvrir la ferme et les gestes avec eux. Vanessa les rejoint ensuite, saisonnière durant 4 mois avant la transmission. Lui connait déjà le travail agricole, après avoir été technicien en production de melons conventionnels et salarié pour la taille. Mais l’arboriculture et toutes les opérations qu’elle implique est encore peu connu pour Benoit et encore moins pour Vanessa qui n’est pas issu du monde agricole. Pendant cette période, Benoit s’approprie l’arboriculture conduite de façon biologique et s’y retrouve : il ajoute à sa palette des connaissances techniques en arboriculture et viticulture. Vanessa apprend la conduite de la vigne avec Andrée, jusqu’au conditionnement du raisin. Elle-même avait appris ces gestes avec une voisine agricultrice (une transmission à travers les générations sans être de la même famille…). Les deux duos ne venaient pas des mêmes horizons mais étaient ouverts pour partager leurs méthodes de travail et leur vision de l’agriculture.

« On s’est entendu de suite, parce que nos méthodes de travail étaient quand même similaires, nos observations étaient pareilles […]. » (Benoit) Ce tuilage d’un an a permis au couple de s’engager dans l’installation et de rebondir après l’abandon d’une reprise familiale.

« Moi je voulais quelque chose de structuré, d’organisé, de rentable, et ici je n’ai pas été déçu, et je pense qu’eux ne sont pas déçus de nous l’avoir laissé à nous ».(Benoit)

Reprise d’un outil clef en main et insertion dans un réseau déjà en place

Lorsqu’ils se sont installés, il y a eu peu de changements à effectuer pour être garanti d’un résultat : ils ont repris un outil clef en main. Andrée et Xavier avaient la volonté de faciliter l’installation des prochains. Ils ont rendu très accessible leur comptabilité des 5 dernières années, le circuit de commercialisation et les vergers étaient en place, fonctionnels : tout pour reprendre une nouvelle saison de façon viable et autonome. Et cela s’est confirmé, les deux premières années ont été très concluantes pour le GAEC. « Il a eu confiance car on lui montrait tout, il a dit ‘’Moi, si je fais comme vous, je m’en sors ! ‘’. » (Andrée)

Les résultats économiques accessibles des années précédentes ont facilité les liens de confiance avec la banque pour l’emprunt de départ. La condition était donc de garder les productions en marche. Vanessa tient la comptabilité de l’entreprise grâce à ses compétences déjà acquises auparavant et du fait d’avoir suivi une formation à l’AFOCG 82 (Association de formation collective à la gestion). Xavier y participait avant elle et lui a donné sa place.

A côtés de ça, le réseau d’agriculteurs d’Andrée et Xavier leur a aussi été transmis : un projet « DEPHY Ferme » concernant les doses de cuivre ou encore le réseau d’Agribio82, très en lien avec le circuit de commercialisation. Celui-ci propose des rendez-vous « bout de champ » 3 fois par an pour discuter

entre agriculteurs de questions techniques chez les uns et les autres. Tous ces facteurs ont permis une bonne insertion de Benoit et Vanessa dans le territoire.

« Ils ne faisaient pas une installation pour de l’argent, ils faisaient une installation pour une transmission qui allait perdurer. »(Benoit)

Un aménagement de l’espace pour un confort au travail et une cohabitation sereine sur la ferme

La famille de Xavier et celle d’Andrée voulaient garder les deux maisons et les terres, Xavier et la fille d’Andrée y vivent actuellement. Benoit et Vanessa avaient construit une maison à 20 km lorsqu’ils envisageaient encore une installation dans le ferme familiale de Benoit. Avec cette configuration, la question du logement s’est quand même posée pour les cédants car il était essentiel pour eux que les repreneurs aient un lieu pour se retrouver, manger et se reposer sur place. Ils ont construit un petit studio accolé à la grange, dans l’ancien établi. Ce geste a été apprécié par le couple.

La fille d’Andrée cohabite avec l’activité agricole, n’étant pas agricultrice elle n’a pas les mêmes horaires de travail. Il y a occasionnellement des nuisances sonores liés au passage de l’atomiseur pour traiter les cultures, mais étant donné qu’il y a une bonne communication, « elle le sait, elle s’y prépare.» et ce point ne génère pas de conflit. En tant que propriétaire, elle a aussi son mot à dire pour valider les subventions, ou encore pour la mise en place de nouvelles plantations. La présence de Xavier est aussi un point positif car lorsqu’ils se croisent, et cela toutes les semaines, ils échangent leurs points de vue, reçoivent des conseils…

Une optimisation des pratiques pour une meilleure qualité de vie

Depuis 2018, l’activité tourne bien mis à part une année difficile en 2023 due au gel puis aux fortes chaleurs. Ils ont planté 2 ha de vignes et pruniers depuis la transmission et investissent dans un atomiseur neuf tous les 5 ans pour optimiser la qualité des traitements. Mise à part cela, ils ne cherchent pas à investir plus que ça (en assumant l’imposition sur le CA, cela leur permet de cotiser des points pour la retraite) : le matériel d’occasion récupéré leur convient. Il est déjà amorti et cela les soulagent. Ils embauchent un peu plus de saisonniers que le GAEC précédent afin de travailler avec précision les arbres et de ne pas être dans une course quotidienne. Par ailleurs, ils ont en fermage des terres céréalières issues du GAEC et ont choisi de laisser la mise en culture à un voisin pour ne pas se disperser.

Benoit originaire du département, est fils d’agriculteur. Il a désormais 23 ha de terres céréalières en propriété. Des possibilités de diversification s’ouvrent pour le GAEC, mais dans cette même logique,  ils ne souhaitent pas s’éparpiller ni investir là-bas et payent alors un prestataire pour cultiver des couverts végétaux. Il y aura un projet d’agroforesterie dans le long terme. Leur projet c’est l’arboriculture ; ils souhaitent fournir du travail de qualité, dans la taille, dans l’entretien, là où ils sont déjà, afin d’en récolter les fruits dans le futur.

« On a un mode de vie qui est beaucoup plus calme que n’importe quel autre agriculteur qui fonce dans tous les sens, qui fait du blé, qui fait de ci, qui fait cela, et que quand il n’a pas fini là, il faut déjà qu’il soit là-bas. »(Benoit)

Cette philosophie du travail leur permet de ne pas se précipiter, observer les vergers, discuter avec les collègues, passer du temps avec leur fille. Cela fait 3 ans qu’ils ont pu prendre des vacances d’une semaine.

« On part du principe que des fois, le plus urgent c’est d’attendre. Au lieu de prendre une décision parce qu’il faut faire quelque chose, […], des fois il vaut mieux ne rien faire, réfléchir à ce qui peut ou pas être fait, qu’est-ce que ça va nous rapporter, est-ce que ça vaut le coup de le mettre en œuvre par rapport au coût final et à la marge que ça peut laisser. »

Frise d’acquisition du savoir-faire
janv. 2017
Rencontre et début du salariat de 1 an de Benoit
sept. 2017
Vanessa rejoint la ferme pour 4 mois de salariat
janv. 2018
Installation de Benoit et Vanessa
2019
plantation 1 ha de vignes
2020
plantation 1 ha de vignes
2023
Acquisition de 23 ha de terres familiales
Inscrivez-vous / connectez-vous au répertoire pour découvrir les coordonnées

Entrez en contact avec des paysans désireux de partager leur savoir-faire avec vous …

Je m’inscris

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *