Carte d’identité
Lieu (commune, département)
Moissac, Tarn-et-Garonne
Surface (en ha)
14 ha
Nombre de personnes
1 personne
Label
- Agriculture Biologique
Commercialisation
Coopérative
Détaillants
Épiceries
Vente directe
Répartition
Rapport.s
Viabilité
Chiffre d’affaires : 200 000 € /an au total en 2022 et 2023 ; 110 000 € en 2024 (aléas climatiques et ravageurs)
Salaires : 500€/mois et 2000€/mois pour les saisonniers
Salariés : 2 saisonniers d’avril à octobre ; 3 de juin à octobre
Vivabilité
Période chargée : mars à novembre, 60 h / semaine
Période moins chargée : décembre à février
Transmission / association
Son oncle travaillait avec sa femme et un saisonnier sur 6 mois. Ils ont tout de suite saisi l’occasion de transmettre à leur neveu. La maison d’habitation par contre allait être vendue à des particuliers. Emmanuel est venu travailler un an avec eux. Il a vite constaté qu’il modifierait des aspects de la conduite des vergers : éclaircissage, réduire le temps d’irrigation, investir dans du matériel de qualité. L’organisation du travail a changé, il est le seul permanent et travaille avec une équipe de saisonniers. Quant au voisin, ils étaient aussi deux sur la ferme avec sa femme. Il a uniquement transmis 7 ha de vergers sur les 15 ha en sa possession. Emmanuel a pu négocier le prix du fermage du verger vieillissant à 150 €/ ha/ an.
Galerie
ADEAR 82
Aurélia LECLERC
16 Rue Jacques Cartier
82000 Montauban
France
0634042505
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ARDEAR Occitanie
Fanny THUAULT
Mas Saporta
bât B
34 875 Lattes
fanny.thuault@jeminstallepaysan.org
Une longue expérience en arboriculture facilitant l’installation
Emmanuel a travaillé 17 ans en tant que chef de culture avec 12 autres permanents chez un producteur de grands volumes de fruits à pépins et noyaux en conventionnels et AB. Il a acquis un savoir-faire solide dans cette production ainsi que des compétences en gestion d’équipe. En milieu de carrière, il décide de cultiver, en plus de son travail, sur 2 ha en fermage ses propres pommiers. Il obtient le statut de cotisant solidaire. Dix ans plus tard en 2019, alors que son oncle arboriculteur s’apprête à partir à la retraite, il saisit l’opportunité et monte son exploitation sur ses 7 ha de vergers pris en fermage s’ajoutant à celles qu’il cultivait déjà. La même année, un voisin saisit l’occasion et lui propose 5 ha de vergers, en fermage également. Le fait d’avoir travaillé 17 ans lui donne accès à l’ARCE, une aide financière à la reprise et à la création versée par France Travail aux créateurs d’entreprise. Elle consiste à recevoir une partie de ses allocations chômage sous la forme d’un capital, ce qui lui a permis de former sa trésorerie dès la première année.
Des fermages qui permettent d’investir dans l’outil de production laissé dans un état médiocre
Emmanuel habite est déjà propriétaire d’une maison sur le territoire et il n’a pas à acheter le foncier, il récupère les terres via des fermages. Cela lui permet donc de concentrer pleinement son investissement dans l’outil de production. Son oncle comme son voisin voulaient les garder en leur possession. Chez son oncle, il prend l’initiative de mettre en place un bail de carrière, ce qui lui apporte une sécurité dans son travail jusqu’à sa retraite. Avec son voisin, il a un bail de 9 ans renouvelable et il est attesté qu’il a la possibilité de cultiver comme il veut et qu’il sera indemnisé de ses plantations à son départ. En effet, les vergers et les bâtiments demandaient à être remaniés et rénovés. Il était prévu que la maison de l’oncle et le bâtiment accolé, servant de tri et de stockage en chambre froide, soient vendus ensemble à des personnes extérieures. Emmanuel a anticipé dès son installation ce changement. Malgré des délais administratifs importants concernant le permis de construire, il a fait construire un bâtiment dont la toiture est mise en location à une entreprise de panneaux photovoltaïques. Equipé d’une salle de tri et de deux chambres froides (capacité de 100 t), il peut donc travailler dans des conditions matérielles adaptées au volume de sa production. Pour cela, son oncle lui a vendu la part de terrain équivalant à ce bâtiment. D’autre part, il a dû s’équiper en outils et machines agricoles car son oncle avait arrêté d’investir depuis quelques années. Il a aussi rénové le deuxième hangar pour y stocker ses outils.
Une logique d’investissement et de restructuration des vergers assez importante dès le départ
Sa longue expérience en arboriculture lui a permis d’identifier clairement ce qu’il souhaitait restructurer dans les vergers dès le départ. Il a choisi d’investir en peu de temps pour projeter sa production sur du long terme. Chez son voisin il y avait des prunes majoritairement, le reste, vignes et kiwi avaient été arraché avant la transmission. Emmanuel a continué d’arracher une partie vieillissante et mal positionnée car il souhaitait organiser les rangées par variétés pour faciliter le travail de ses saisonniers. Chez son oncle qui produisait raisins de table, pêche et prunes, il a aussi retiré des vignes fortement endommagées par la sècheresse, que son oncle refusait d’enlever par principe. Il a donc investi dans des plantations avec le soutien de la banque. Désormais toutes les terres sont plantées : vignes, prunes, pêches et pommes réparti sur les deux lots de terres. Il a notamment converti les vergers de pommes et de prunes en AB, afin de diversifier ses ventes. Il a investi progressivement à partir de la deuxième année dans des filets paragrêle qui couvriront le tout en 2027. Malgré l’état médiocre de l’outil de production, le système d’irrigation et de filets anti-grêle vétustes mais en place et la part de verger restant lui ont permis d’obtenir un revenu satisfaisant dès la première année. Au bout de 3 ans, les nouvelles plantations sont rentrées en production, permettent de rembourser progressivement l’emprunt et de rapporter un salaire lorsque les aléas climatiques et les ravageurs ne sévissent pas trop.
« Je pars du principe, quand je fais les choses, j’essaye de les faire le plus carré possible, pour ne pas être emmerdé.»
Frise d’acquisition du savoir-faire
2003-2020
Salariat, chef de culture chez un producteur de fruits à pépins et noyaux
2011
Achat et culture de 2 ha de pommiers en double activités
2020
Départ à la retraite de son oncle et de son voisin, 1 an de travail dans la ferme, conversion en AB d'un verger en amont
2021
Installation, plantations et arrachages, réception de l'aide à la conversion du verger converti
2023
Plantation de pommiers
2025
Finalisation de la construction du nouveau hangar agricole
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