Carte d’identité
Lieu (commune, département)

Saint-Nazaire-de-Valentane

Surface (en ha)

3,8 ha

Nombre de personnes

1 plein temps + 1 salarié de mi-avril à mi juillet + 5 à 9 salariés pour les récoltes

Label
  • Agriculture Biologique
  • AOP
Commercialisation

En coopérative/Vente directe pour des épiceries/Commerce de gros local

Répartition
Thématiques
Rapport.s
Viabilité

Chiffre d’affaires 55 000 € raisins de table et 13 000 € en cerises

Salariés 1 plein temps + 1 salarié de mi-avril à mi juillet +5 à 9 salariés pour les récoltes

Vivabilité

Février à juin puis septembre à octobre : 200h / mois minimum

Juillet-août : période peu chargée, 100h / mois

Week-end : toute l’année

Vacances : de quelques jours en été à quelques semaines en hiver

Parcours à l'installation

Lorsqu’il revient de son expérience maraîchère au Québec, il travail 5 mois avec son père et sa tante sur la ferme conventionnelle. Il a pu prendre en main un outil qui été bien fonctionnel, bien qu’il voulait le faire restructurer. C’est là qu’il débute la conversion en bio, qui a été assez fastidieuse : ravageurs de la cerise, faible productions, aspects techniques… Sa tante est restée travailler en tant que salariée, apportant son regard d’expertise. On peut voir qu’avec le temps, son travail a fructifié.

Transmission / association

Jérémie a choisi de revenir dans un territoire qu’il connaissait bien, là où il a grandi. Il a conscience des avantages qu’il a eu de s’installer dans une ferme familiale, en termes d’accès au matériel et au foncier. 

Aujourd’hui son activité fonctionne bien, avec les plantations sur 1 ha qui donneront en 2026 il souhaite intégrer un.e associé.e dans sa ferme. A côté de cela, soucieux du devenir du foncier agricole, il souhaite installer un ou des paysan(s) sur les terres céréalières dont il est propriétaire depuis peu.

Galerie
Avec le soutien opérationnel de…

Projet TR’OCC

Ouverte aux visites

La ferme est ouverte aux visites :Visite libre, Visite établissement scolaire, Visite collective

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Ouverte aux stages

La ferme est ouverte aux stages :Stage de découverte, Stage non rémunéré

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L’entourage technique du réseau local a aidé Jérémie à monter en compétences

En revenant sur la ferme, Jérémie connaissait très bien le maraîchage mais avait encore beaucoup à apprendre en arboriculture. Pour lui, le raisin en conventionnel et le raisin bio sont deux choses bien différentes, il y avait donc beaucoup à changer dans l’activité de sa famille. Très vite au moment de son installation, Jérémie a contacté ses voisins arboriculteurs par téléphone pour les questionner sur les tailles, les jours pour traiter, récolter… ils étaient à l’écoute et restent encore un réel soutien. Aujourd’hui, lui aussi donne des conseils à ses collègues. A l’époque, un technicien expérimenté en raisin de table de l’AOP Chasselas de Moissac (AB et conventionnel) lui fournissait de précieux conseils, qui ont fleuri aujourd’hui dans son travail de la vigne.

« Je suis quelqu’un de pragmatique, j’écoute les conseils des gens qui ont de l’expérience. »

Deux ans après l’installation, après en avoir entendu parler dans la structure de commercialisation de fruits bio connue sur le territoire, il a adhéré au réseau Agribio82, où il a pu rencontrer les producteurs de la zone via les rencontres « bouts-de-champs ». Ce sont 3 rencontres par an sur parcelle où les agriculteurs et agricultrices discutent de leurs pratiques. Le réseau propose aussi un groupe WhatsApp de producteurs de raisins de table et de fruits à noyaux et pépins afin d’échanger des savoir-faire, répondre à des doutes et recevoir des informations techniques par l’animateur de la structure.

La spécialisation raisins de table et la conversion en bio ont été des choix stratégiques pour viabiliser l’activité

«Pour moi le temps c’est tellement important que je trouve intéressant d’avoir 2 ou 3 cultures spécialisées : tu sais que c’est avec ça que tu peux gagner ta vie et puis c’est saisonnier. »

Jérémie a choisi de se spécialiser en raisins de table bio, chasselas AOP et muscat de Hambourg en y ajoutant d’autres variétés : l’Exalta et le Centennial. Suite à certains arrachages de vignes non productives issues de la ferme familiale et l’acquisition de terres en fermage des voisins, il a planté 1 ha de vignes en port « Mini Gabel », un type de « T-bar ». Malgré le coût plus élevé de ce type de port, il sait qu’il gagnera du temps dans le relevage à l’avenir. Les plantations apporteront un chiffre d’affaires plus élevé et permettront à court terme de recruter un.e nouvel.le associé.e. Ses circuits de commercialisation lui conviennent et valorisent son travail, pas de marché plein vent mais des épiceries à Paris et une coopérative.

La conversion en bio n’a pas été évidente les premières années. Après des tests, des arrachages, des discussions techniques et des investissements, c’est aujourd’hui qu’il voit le fruit de son travail.

Les cerisiers de sa famille ont eu quelques difficultés au départ. Dû aux récoltes aléatoires avec les gels, la fragilité face aux ravageurs avec la conversion en AB, ce n’est pas avec la cerise qu’il gagne sa vie. Il a tout de même investi dans des filets anti-drosophiles suzukii et espère que ça s’améliorera à l’avenir.

Un rapport au temps et à l’argent acquis avec l’expérience

Après avoir travaillé en agriculture en France puis 2 ans en Argentine et 3 ans au Québec en maraîchage bio-intensif, Jérémie a croisé les points de vue rencontrés vis-à-vis de la gestion financière des fermes et en a fait sa propre idée. Pour lui, c’est important de conscientiser et de communiquer sur le temps de travail par tâches et de ce que ça rapporte. En parler avec ses collègues pourraient être inspirant. Cela permet de prioriser, de mettre de l’énergie là où il y aura une récompense et de la satisfaction. Il l’applique à la ferme avec sa production spécialisée.

« Les gens ici ne parlent pas beaucoup chiffre d‘affaire. »

Il suit une formation de gestion comptable à l’association AFOCG, ce qui l’a beaucoup aidé. Cette prise de conscience lui permet de se réserver les week-end et d’avoir des vacances, de quelques jours en été lorsqu’il y a des creux à quelques semaines en basse saison.

Frise d’acquisition du savoir-faire
2008
BTS Production horticole
2015
Stages en maraîchage Bio Intensif, Argentine
2017
Stage salarié en maraîchage Bio Intensif, Quebec
Décembre 2020
Installation et départ à la retraite de son père
2022
Fin de la conversion en AB
2023-24
Plantation d'1 ha de vignes sur des terres déjà en sa propriété
2025
Acquisition des terres en propriété
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