Ancienne ferme abandonnée progressivement (trace de moisson existant dans les années 60). Les terres ont été progressivement délaissées jusqu’à embroussaillement très important y compris réapparition de forêt. Cette ferme relativement pauvre avait été abandonnée lors de la mécanisation (difficulté à s’adapter – pas de reprise familiale)

Un travail de reconquête

Un travail de réouverture a été entamé à partir de 2005 et a mené à une ferme viable aujourd’hui. Le broyage suivi d’un pâturage important a permis de maintenir des espaces ouverts.

En hiver, les éleveurs font du bois de chauffage, ce qui répond à un triple objectif :
• récupérer des pâturages (souhait de reconquérir les champs là où ils existaient avant).
• apporter une activité économique supplémentaire en milieu forestier, les coupes se font de façon disparate.
• permettre à chacun de s’épanouir via des affinités différentes et souhait de mettre un plan simple de gestion en place pour travailler la forêt de façon réfléchie et durable.

La remise en place d’une prairie sur couvert maintient des prairies vertes plus longtemps avec des espaces plus confortables l’été pour les animaux. Même si globalement, il y a moins d’herbe dans une prairie sur couverts que dans une prairie totalement ouverte. Les deux sont complémentaires.

Arriver à concilier la vie familiale et la ferme

Souhaite d’être en autonomie mais la diversité entraîne une occupation permanente : il y a du travail toute l’année, sans pause : transformation fromagère mais aussi jardin, poules, cochons, bois de chauffage…

Système tenable si le nombre de personnes devient plus important (augmenter le nbr d’ETP).

La diversification des activités permet aussi de trouver des activités qui plaisent à chacun (élevage, fabrication du fromage, vente directe qui apporte une reconnaissance et une valorisation du travail effectué, travail d’aménagement de la forêt).

Le fromage est commercialisé sur les marchés et dans quelques magasins.

A débuté avec 30 brebis en 2019, avec pour objectif de monter à 50 brebis. Mais, finalement, il y a une remise en cause de cette augmentation car cela induit un marché supplémentaire.

La ferme a fonctionné, le temps de l’installation, avec des emprunts familiaux. Maintenant que la ferme a confirmé son potentiel, peut-être que les banques seront sollicitées afin d’apporter de l’autonomie à la ferme (électricité, eau agricole, mais éventuellement eau domestique). Le choix a été fait de ne pas demander une DJA pour limiter la pression mentale face aux investissements à réaliser et aux obligations de rentabilité.
Ce choix a été possible aussi car la propriété est familiale et même si un rachat un envisagé, ce mode d’installation progressive a permis de s’installer sereinement et de réajuster avec souplesse le projet.

Il y aurait de la place pour un agriculteur supplémentaire : une partie en maraîchage et bois en activité indépendante et une partie en activité salarié sur l’élevage de brebis, le temps de stabiliser la première activité. Aussi, une petite maison pourrait loger ce « partenaire » ce qui conforte cette possibilité.

Le choix de Nature et Progrès

La ferme est Nature et Progrès. Ce choix a été fait dans un objectif de préservation de l’environnement et de santé de la terre, pour les générations futures. Une vision uniquement portée sur sa propre santé n’est pas suffisante, satisfaisante.

Le + de Nature et Progrès : la globalité du regard sur la ferme. Il n’est pas question que de la production, mais aussi de l’environnement global, de la démarche, du social…. Et permet aussi des échanges de pratiques avec d’autres producteurs qui souhaitent aller dans le même sens sociétal.
Par exemple, les agneaux sont laissés longtemps sous la mère, et sont vendus en circuit direct en agneau de lait. Les agnelles de renouvellement sont laissées 3 mois sous la mère avant sevrage. Cette pratique se fait en dehors de toute considération financière mais apporte un bien être moral important aux éleveurs.

Projet soutenu par l’Union Européenne, la Région Occitanie et l’Etat.
Intitulé du projet : « Création d’un pôle ressources sur l’agriculture paysanne en Vallée de l’Aude ».

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