Création d’un camping  – développement de l’activité d’accueil …

L’activité d’accueil a été mise en place très rapidement. Le lieu du camping (début en 1991) est en quelque sorte historique, car c’était le lieu d’installation des premières habitations lorsque les bâtiments n’étaient pas encore restaurés. Il a été déterminé par la topographie du site : c’est un des rares lieux plats et ombragés, ce qui est indispensable pour cette activité. Il est donc assez éloigné du corps de ferme. L’espace disponible étant important, le placement est libre.

A l’époque, il y avait peu de contrôle concernant les installations…Mais, le camping a évolué au fil des années, pour devenir plus conventionnel à partir de 1994. Cette mise aux normes a été envisagée suite à des groupes, parfois importants, qui souhaitaient venir plus régulièrement. Un groupe de 40 personnes au départ, puis avec un engagement de 100 personnes, a mené à formaliser le camping (passage commission de sécurité) et à le rendre plus confortable avec des blocs sanitaires, coin cuisine (gazinière et casseroles),..

La communication se fait par le bouche à oreilles, Accueil Paysan (adhérents depuis une dizaine d’années), le site internet de la structure, l’office du tourisme du Limoux et l’ADT Aude. La table d’hôte est végétarienne et utilise uniquement des produits biologiques, ce qui permet de se faire référencer sur des sites thématisés et d’attirer une clientèle qui recherche cette particularité.

Le camping apparaît comme un moyen, sans gros investissement, et sans lourdeur de gestion, d’avoir un complément de revenu. C’est une façon de commencer l’accueil. C’est aussi un moyen pour vendre des produits complémentaires qui se trouvent sur la ferme (des légumes, fromages…).

L’accueil permet de créer un second emploi sur la ferme. Le camping est complété par 4 chambres, table d’hôtes, un petit gîte et une salle de réception pour les stages. La table d’hôtes est un véritable plus pour l’attractivité du lieu, et devient indispensable pour l’accueil des stages. La remise en état des ruines a été faite progressivement, et par eux même (maçonnerie, plomberie, électricité, boiserie…). Cette activité a été mise en place lorsque les enfants étaient petits : l’organisation de l’accueil était alors adaptée au rythme familial. Par exemple, les enfants mangeaient, en compagnie des parents, avant le repas avec les hôtes. Patricia et Russel planifient les repas à la semaine pour permettre de rationaliser l’organisation. Ils reçoivent jusqu’à 15 convives à table !

Aujourd’hui, la structure d’accueil est bien organisée, importante, reconnue. Mais tout cela résulte d’un long travail progressif de remise en état, de développement et d’adaptation permanente face à ce que ce lieu de la ferme était capable de donner, tout en respectant les valeurs, les besoins  et l’histoire qu’ont souhaité et souhaitent y écrire Patricia et Russel.

… en parallèle à l’activité agricole.

Aujourd’hui, Patricia et Russel se consacrent aussi à l’élevage de chevaux de sport. La première expérience ayant débuté avec de la pension de chevaux, parfois abandonnés…

Mais au départ, la ferme était en élevage « bovin » (quelques vaches pour la fabrication du fromage), qui a débuté suite à deux coïncidences : une entrée inattendue d’argent et la proposition d’une vache au même moment, ce qui a conduit à l’achat de cette vache gravide. Les descendances ayant donné principalement des femelles … le troupeau s’est agrandi rapidement. La reproduction était faite par insémination, ce qui permet de maîtriser la génétique, la temporalité des naissances, tout en n’ayant pas de taureau à gérer.

L’agrandissement a mené à la mécanisation. Avec le changement de matériel, les fromages n’ont plus jamais été les mêmes… La qualité a diminué, sans arriver à trouver une solution technique. De plus, une série d’ennuis sur l’élevage sur la même période qui a, elle-même, coïncidé avec l’obligation de mise aux normes de l’atelier de fabrication, a conduit à l’arrêt de cette activité. La production a été arrêtée.

Après de longues réflexions, comme il y avait déjà quelques chevaux, la décision a été prise de se lancer dans l’élevage de chevaux arabes et demi-sang arabes. Petit à petit, le tournant vers l’élevage de chevaux de sport dédié à l’endurance a été pris. Le lieu se prêtant bien à l’entraînement.

L’activité agricole a débuté sans subvention, puis la PAC est arrivée. L’activité d’accueil, l’activité de menuiserie a « subventionné » l’activité agricole pendant des années et aujourd’hui, c’est encore le cas, l’activité agricole reste fragile, notamment sur la commercialisation.

Une des limites de la pluriactivité est le manque de temps pour toujours être performant dans tous les domaines. Par exemple, il faudrait plus d’énergie sur la commercialisation des produits de l’élevage, mais il est compliqué d’être performant partout, de trouver du temps ou simplement de prioriser correctement ses actions. Et pourtant l’équilibre du « tout » réside dans cette pluriactivité.

Patricia et Russel ont développé leur ferme petit à petit, uniquement en autofinancement. Les seuls prêts à la banque ont été faits sur le tracteur et quelques autres matériels agricoles. Mais le recours aux banques a été très marginal. Pourtant, le savoir-faire et le travail ont permis de faire renaître une ferme, capable de faire vivre une famille.

Projet soutenu par l’Union Européenne, la Région Occitanie et l’Etat.
Intitulé du projet : « Création d’un pôle ressources sur l’agriculture paysanne en Vallée de l’Aude ».

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