Transmettre progressivement et sereinement : une démarche qui s’anticipe

Dominique s’est installé en 1989. Il a lui-même créé sa ferme. Aujourd’hui, même s’il aime ce qu’il fait, il pense à sa retraite, d’ici 4 ans, et donc à la transmission de sa ferme. Après plusieurs échos sur des transmissions difficiles, il décide de s’y prendre tôt. Il a d’abord été en GAEC avec son épouse quelques années, puis elle a pris sa retraite. Ça a été l’opportunité d’accueillir un nouvel associé dans l’objectif d’une transmission. Il l’a proposé Jean, un ancien stagiaire qui a accepté. Ils vont donc travailler ensemble pendant 4 ans, puis Jean continuera tout seul. Si de travailler avec quelqu’un le préoccupe un peu, Dominique est persuadé qu’ils pourront s’apprendre mutuellement beaucoup de choses et que cette démarche sera dynamisante pour lui. Partager des valeurs communes avec son repreneur était un élément très important, notamment pour conserver le lien précieux qu’il a construit avec sa clientèle.

« Il faut arriver à laisser la place au repreneur. Je pense qu’il m’apportera beaucoup de choses aussi. »

Un travail varié, de la production à la commercialisation

Etre apiculteur, c’est choisir un métier avec différentes facettes : ce n’est pas seulement élever des abeilles et extraire du miel, mais aussi transformer, assurer la gestion, la comptabilité, la vente, etc. Dominique a également développé l’élevage de reines. C’est cette diversité qu’il aime dans son travail. Pour la commercialisation de ses produits, il assure la vente directe sur deux marchés réguliers, deux foires bio et le marché de Noël de Kaysersberg. Il a aussi été l’initiateur de la création d’un magasin de producteurs dans lequel il commercialise son miel. Monter un magasin de producteurs demande du travail et de l’engagement. Cela n’a pas été facile tous les jours car il faut apprendre à travailler et à gérer le magasin à plusieurs.

Bâtiment et matériel d’extraction mis en commun

« La mutualisation de locaux et de matériel, c’est la bonne formule pour moi ».

Dominique a travaillé seul plusieurs années, puis il s’est organisé avec un collègue pour monter un bâtiment en commun et partager l’espace de stockage et le matériel d’extraction. Ce n’est pas le même engagement que s’installer en GAEC, et cela lui convenait mieux. C’est une formule intermédiaire. En plus des avantages économiques, cela permet d’échanger à propos de son travail, de ne pas être seul au quotidien, et de se donner des coups de main occasionnellement.

L’apiculture en bio

« C’est un choix de conviction. Le bio, ça nous coûte cher. Ça nous demande plus de temps, et plus d’argent. »

Produire en bio, Dominique pense qu’économiquement, c’est moins intéressant. Cela entraine des charges plus importantes et beaucoup plus de travail, notamment dans la lutte contre le varroa, un parasite des abeilles très préoccupant. Les traitements acceptés par le cahier des charges de l’agriculture biologique semblent moins efficaces que ceux utilisés en conventionnel et entraînent un affaiblissement ou une mortalité des colonies supérieure. La production de miel est donc souvent moindre. Être apiculteur en bio, c’est surtout un choix de cohérence et de conviction.

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