Reprendre une ferme de montagne

Ici en haute montagne, le parcellaire est très morcelé et il n’est pas facile de faire vivre un éleveur à moins d’être un gros propriétaire. C’est pourquoi les Associations Foncières Pastorales (AFP) ont été créées. Notamment dans leur village grâce au maire qui était moteur et voulait voir s’installer de nouveaux paysans. Le GAEC de Coume loue ses terres à l’AFP de la commune depuis plusieurs années. Une convention est renouvelée tous les 10 ans. Ce qui permet d’entretenir les 140 ha de terres communales et éviter l’enfrichement ou les incendies. L’AFP est une solution pour garder les terres communales avec une vocation agricole.

Après avoir été salarié berger l’été ou à l’association des pâtres de l’Ariège pour Solenne, ils ont tous les deux décidé de rejoindre le GAEC de Coume suite au départ à la retraite d’Olivier. Eric a été pris en CEFI pour apprendre la gestion du troupeau l’hiver.

« On a choisi ce secteur après avoir tenté une installation en Dordogne. La différence c’est qu’ici nous avions un réseau agricole grâce à nos expériences professionnelles, en Dordogne nous avions plutôt un réseau amical. » Solenne.

« On avait déjà la capacitation agricole car j’avais fait un BTS GPN et Eric un BTS dans l’agroalimentaire et la transformation fromagère. »

La vente directe : un moyen de faire valoir la qualité de son produit sans label

« La plupart de nos agneaux sont vendus à des gens qui n’avaient jamais consommé d’agneau local auparavant » Solenne

Aujourd’hui, entre caissettes, agneaux légers, merguez ou terrine, ce n’est pas le succès qui manque ! Ils n’ont pas assez de production pour satisfaire la demande. Entre la clientèle locale des magasins de producteurs, des commandes sur internet et les réseaux d’amis de leurs départements d’origine, Eric et Solenne font rayonner leurs produits sur une grande diversité de débouchés. Le relationnel avec leur clientèle fidélisée leur permet de pouvoir se passer de label Bio sur leurs produits. Même si le mode d’élevage et le soin porté aux animaux est le même. « Ce qui nous manque pour être en bio c’est le foin. Le foin de Crau c’est une AOC mais il n’y a aucun bio. »

Ils utilisent la phytothérapie et les huiles essentielles pour les soins au troupeau.

« On est contents de la qualité que l’on fait sans avoir besoin de labels pour se le prouver. » Solenne.

Un choix de race locale et rustique

Leur objectif étant de pouvoir laisser le troupeau en extérieur toute l’année, Solenne voulait une race de mouton rustique et résistante aux températures d’hiver montagnard. De plus, le côté conservation de la race locale leur plaisait bien, c’est pourquoi ils ont choisi la tarasconnaise. L’hiver, le GAEC achète du foin de Crau, très riche, pour supplémenter les pâtures. « On ne voulait pas donner du grain et des aliments à nos brebis. » Le troupeau monte en estive tous les ans et Eric et Solenne font partie d’un Groupement Pastoral d’une quinzaine d’éleveurs.

Ils ont commencé en achetant 130 agnelles puis ont augmenté le cheptel à 230 brebis avec le renouvellement. Sur la mise bas, 30 à 50 agnelles vont au renouvellement.

« C’est une sécurité pour s’assurer les agnelages. » Solenne

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